
Kévin face à ses croyances limitantes
Retrouver le chemin de la progression grâce à la Préparation Mentale :
L’histoire de Kévin, jeune basketteur

Dans le sport de haut niveau comme dans la pratique amateur, la progression n’est jamais linéaire. Elle est jalonnée de réussites, de remises en question… et parfois de véritables blocages. C’est ce qu’a vécu Kévin, jeune basketteur talentueux, dont les performances stagnaient malgré un travail sérieux et une motivation sincère.
Pourtant, ce n’est ni un manque d’entraînement ni une faiblesse technique qui l’entravait. Ce qui freinait Kévin, c’étaient ses croyances limitantes et certaines peurs profondes, qui se manifestaient notamment lors des matchs importants.
Quand le mental devient l’obstacle principal
Kévin avait un potentiel reconnu par son entraîneur : précision du tir, vision de jeu, explosivité. Mais en compétition, tout semblait se dérégler. Il doutait, perdait ses repères et se crispait.
Il se répétait intérieurement :
« Je ne suis pas assez bon. »
« Si je rate, je vais décevoir tout le monde. »
« Les autres sont meilleurs, je vais me ridiculiser. »
Ces pensées automatiques formaient un véritable mur mental. À force de craindre l’échec, il l’appelait inconsciemment. Le plaisir du jeu laissait place à la tension, et la tension à la contre-performance.
C’est à ce moment-là que son coach lui proposa d’explorer une nouvelle piste : la préparation mentale.
La fixation d’objectifs : donner un cap clair
L’un des premiers outils introduits fut la fixation d’objectifs.
Jusqu’ici, Kévin fonctionnait avec des attentes floues : « être meilleur », « réussir mes matchs », « arrêter de stresser ». Ces objectifs, trop vagues, ne permettaient ni de mesurer les progrès, ni d’alimenter la motivation.

Avec l’aide d’un préparateur mental, il a appris à définir des objectifs :
spécifiques,
mesurables,
réalistes,
centrés sur le processus plutôt que sur le résultat.
Par exemple :
Effectuer 20 minutes de routine de tir chaque jour.
Me concentrer sur la respiration avant chaque lancer franc.
Analyser une situation de jeu par semaine avec le coach.
Ces objectifs concrets lui ont permis de reprendre le contrôle de sa progression. Pour la première fois depuis longtemps, Kévin sentait qu’il avançait pas à pas.
L’imagerie motrice : jouer avant de jouer
Le deuxième outil clé fut l’imagerie motrice, aussi appelée visualisation. Il s’agit de se représenter mentalement une action sportive : le geste technique, le déplacement, la réussite d’un tir… mais aussi les émotions associées.
Kévin a appris à fermer les yeux quelques minutes par jour pour :
visualiser ses tirs réussis,
sentir son corps relâché,
se voir gérer calmement la pression,
imaginer un match fluide où il exprime son jeu sans retenue.
Petit à petit, son cerveau a intégré ces expériences comme si elles étaient réelles. Le terrain n’était plus un lieu de peur, mais un espace familier, déjà expérimenté mentalement des dizaines de fois.
Les résultats : sérénité, relâchement et retour du plaisir
Au fil des semaines, les effets se sont fait sentir :
Kévin arrivait aux entraînements plus calme, plus concentré.
Ses gestes gagnaient en fluidité.
Il retrouvait le plaisir de jouer, sans craindre le regard extérieur.
Il s’autorisait à tenter, à se tromper, à réussir.
Lors des matchs, il n’était plus focalisé sur la peur d’échouer, mais sur ses objectifs, sur la sensation du jeu, sur le moment présent.
La performance est redevenue une conséquence naturelle de son engagement.
Conclusion : le mental, un allié indispensable
L’histoire de Kévin illustre un principe fondamental : le mental est un pilier essentiel de la performance sportive. On peut être talentueux, discipliné, bien entouré… mais si des croyances limitantes prennent le dessus, le progrès se bloque.
Grâce à la fixation d’objectifs et à l’imagerie motrice, Kévin a non seulement retrouvé son niveau, mais il a aussi compris qu’il avait en lui toutes les ressources nécessaires pour continuer à évoluer.
La préparation mentale n’est pas réservée à l’élite : elle est un outil précieux pour tous les sportifs qui souhaitent avancer avec plus de sérénité, de confiance et de plaisir.
